Cameroun-Sport : la nouvelle loi sportive est en marche

Après délibération et adoption de la loi portant, organisation et promotion des activités physiques et sportives au Cameroun par le parlement et promulgué par le Chef de l’Etat, le ministre des sports et de l’éducation physique, Pierre Ismaïl Bidoung Mkpatt, a donné l’onction de sa mise en pratique aux différents présidents de fédérations. La cérémonie s’est déroulée le 25 juillet à Yaoundé.
Les problèmes d’égo entre les différents acteurs dû à l’ambiguïté des statuts internes à la plupart des fédérations, les rapports tumultueux entre les présidents des fédérations, les membres des bureaux exécutifs, les ligues régionales et départementales, les mauvais résultats sportifs aux compétitions nationales et internationales, les sentences pendantes dans les juridictions nationales et internationales, le financement du sport de haut niveau et bien d’autres sont entre autres des insuffisances notés çà et là dans la loi relative aux activités sportives datées de 2011. Après ces manquements observés, la nouvelle loi N°2018/014/ du 11 juillet 2018 portant organisation et promotion des activités sportives physiques au Cameroun vient apporter un coup de peinture neuf. « C’est une boussole qui devrait actuellement guider le sport et l’éducation physique afin qu’ils redeviennent la priorité de tous les camerounais » a indiqué le ministre des sports et de l’éducation physique.
Le texte comporte 119 articles libérés et adoptés par le législateur. Cette nouvelle loi présente des innovations. Et, l’une des innovations majeures selon le directeur des affaires juridiques au ministère des sports et de l’éducation physique est que « la loi dit expressément que les fonds qui sont générés par vos activités sont vos propres fonds ». Sauf que le gouvernement reçoit sa contrepartie et par ailleurs, a aussi un droit de regard sur la fédération. Donc « vous devriez rendre compte à l’Etat » a expliqué le directeur des affaires juridiques. Dans cette lancée, le règlement des litiges est aussi l’un des pans qui fait les choux gras dans le monde des médias. A cet effet, d’après le responsable des affaires juridiques, la nouvelle loi ne se contente que des litiges d’ordres techniques de la structure lorsqu’il est intrinsèquement et naturellement sportif. Par conséquent, des contentieux tels que malversation financière, exclusion d’un membre de la fédération par le président et bien d’autres relèvent des tribunaux compétents. Car, selon lui c’est un acte règlementaire.
Plus de cinquante présidents de fédérations présents à cette réunion de mise au point, ont salué l’initiative. Pour le président de la fédération camerounaise de cricket, Victor Agbor Nso, « on n’a pas le choix, il n’y a rien de mauvais, il faut embrasser avec optimisme et enthousiasme, il fait de sorte que le sport avance dans le cadre de notre fédération sportive ». Même son de cloche pour le président de la fédération camerounaise de Body Building, Achille Bale Magna, qui estime que cette « loi est tout ce qui émane de toutes nos pensées ». « Que les présidents de fédérations et les acteurs concernés s’approprient cette loi, promeuvent davantage avec engagement et professionnalisme les activités physiques et sportives pour le rayonnement de notre pays » a recommandé le ministre des sports et de l’éducation physique, Pierre Ismaïl Bidoung Mkpatt.



