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Recan 2019: Les résultats de l’autopsie de l’art culinaire camerounais revélés

  C’est le plat que les chefs cuisiniers camerounais ont choisie de partager avec le public du RECAN le 19 septembre dernier à Yaoundé . Parmi les solutions envisagées, les cuisiniers ont manifesté leur volonté de s’unir au sein d’une fédération pour le rayonnement de l’art culinaire à l’international.

   Dans le cadre de la quatrième édition de la rentrée culturelle et artistique nationale ( RECAN) , lancé le 10 septembre dernier au musée national de Yaoundé par le premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute , les chefs cuisiniers camerounais ont exposé sur l’art culinaire camerounais. Placé sous le thème « Contribution de l’art culinaire au rayonnement du Cameroun, au vivre-ensemble et à l’unité nationale » , les chefs cuisiniers camerounais ont entretenu les nombreux visiteurs le 19 septembre dernier sur l’art culinaire. À travers une conférence publique, un exposé sur les alicaments et des dégustations gratuites, les cuisiniers ont présenté leur savoir-faire, la structuration et les métiers liés à la cuisine en général.  Ainsi donc, comme les autres 22 pôles regroupés en fédération que constitue la RECAN, chef Achille Mossoko , chef des chefs Pascal Adoube Alama , Chef Marie Thérèse Atezoé , chef Hugues Pierre Tchouassi et chef Émile Engoulou ont fait l’autopsie de l’art culinaire camerounais, présentés les atouts de ce domaine et en finir avec la nécessité d’être uni en fédération afin de se projeter à l’international .

Une fédération pour le rayonnement de la cuisine camerounaise à l’international

Comme un repas complet, les chefs cuisiniers ont servi aux visiteurs une conférence sur l’art culinaire camerounais, comme plat d’entrée aux visiteurs une prestation artistique culinaire : « Cet après midi, en cette journée du 19 septembre 2019 qui était la notre au RECAN , a été l’occasion pour nous de nous exprimer . Déjà à travers les différents mets du terroir, qui ont été présenté. La particularité de mon département c’était la sculpture fruit. Nous avons choisie le logo du RECAN pour souhaiter la bienvenue aux différents visiteurs qui étaient là aujourd’hui. Mais on s’est appesanti sur le monument de la réunification. En cette période faste que connaît notre pays, il est important de rappeler aux uns et aux autres le bien fondé d’être ensemble. Raison pour laquelle nous avons choisit de sculpter ce monument qui rassemble et fédère les camerounais des dix régions de notre pays. » explique maître Étienne.

  Les ingrédients à extraire pour faire un bon repas 

 Toujours dans la même dynamique, avec un panel bien garni des chefs cuisiniers camerounais de renom , ont servi le plat de résistance tant attendu au grand public gourmet de Yaoundé. Celui de l’éclosion du secteur de l’art culinaire camerounais . Un secteur , selon les intervenants qui  est riche en saveurs et également diversifié . Toujours pour ces acteurs , la cuisine camerounaise a beaucoup d’atouts et des potentialités. Par contre , elle reste méconnue à l’international malgré tout . La faute à l’ amateurisme des acteurs , l’absence des publications sur les mets camerounais , le manque de ressources humaines qualifiées dans ce secteur , l’absence d’un encadrement étatique et les conflits entre les chefs cuisiniers. Un chapelet de problèmes dressés  par ces praticiens de l’art culinaire, non sans proposer des solutions. Celles qui vont permettre à ce pan de la culture non négligeable de décoller.

 La table  de vérité

 D’où l’impérieuse nécessité de s’unir à travers une fédération pour mutualiser les forces afin d’y parvenir . Pour cela , il y a urgence de taire les querelles pour le rayonnement de la gastronomie camerounaise. « La fédération va nous permettre de nous réunir autour d’une seule personne, pour pouvoir porter notre voix au niveau de l’État . Porter notre voix pour pouvoir parler des problèmes auxquels la restauration est confrontée . on pourra parler des problèmes de formation, de classification et de communication . Nous allons travailler également pour mettre en place des livres . À l’heure actuelle, bon nombre d’Européens connaissent des plats camerounais. Le plat le plus connu est le « Ndolet aux crevettes » . Ils ne connaissent pas le reste. Après dès qu’ils goûtent d’autres plats , ils disent ça aussi c’est bon . La fédération va nous permettre de montrer à ces gens là , qu’il y a d’autres plats . » a indiqué chef Achille Mossoko, directeur du restaurant « Les cascades du Mfoundi ». Avec cette mesure , l’art culinaire camerounais est promu à un bel avenir .

Paul Fils Eloundou

Journaliste camerounais et maître en droit privé fondamental à l'Université de Yaoundé 2 SOA.

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