Politique

Shanda Tonme saisit Fame Ndongo sur une affaire de faux diplômes

Une demande officielle pour éclaircir une affaire universitaire

Le président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi), Shanda Tonme, a officiellement saisi le ministre d’État de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, au sujet d’allégations de falsification de diplômes au sein de l’Université de Maroua. Dans une correspondance datée du 16 février 2026, dont Afrikinfo a eu connaissance, le responsable souligne le caractère sensible de ce dossier, qui impliquerait directement un élu siégeant à l’Assemblée nationale, l’honorable Salamana Ali.

Des répercussions sur la crédibilité de l’institution

Shanda Tonme, également à la tête du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (Mpdr), met en lumière les conséquences potentielles de cette affaire sur l’intégrité du système universitaire camerounais. Il alerte sur les perturbations qu’elle provoque au sein du campus, nourrissant selon lui des suspicions à l’encontre des responsables de l’établissement. Le requérant estime que la crédibilité de l’institution, placée sous la haute supervision du chef de l’État, est en jeu.

Dans sa demande, il insiste sur la nécessité d’une enquête menée en urgence par le ministère de tutelle. Il affirme que si les investigations venaient à confirmer les allégations, des conséquences institutionnelles devraient logiquement s’ensuivre pour le parlementaire mis en cause. Ces mesures pourraient aller, précise-t-il, jusqu’à une démission ou, à défaut, à une procédure de levée de l’immunité parlementaire pour permettre des poursuites judiciaires.

Une procédure dans l’attente des preuves

La démarche de Shanda Tonme se veut prudente, accordant le bénéfice du doute à l’élu concerné en attendant l’établissement de preuves formelles. Une copie de cette requête a été adressée au président de l’Assemblée nationale, témoignant d’une volonté de transparence et de suivi au plus haut niveau des institutions. Cette affaire survient dans un contexte où les questions d’intégrité académique et de moralité publique font régulièrement débat au Cameroun.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page