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CAN 2025 : Un bilan mitigé pour l’organisation marocaine

La 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, organisée par le Maroc, s’est achevée sur un bilan contrasté. Si le pays hôte a fait preuve d’une organisation remarquable, plusieurs aspects du tournoi ont suscité des débats sur l’avenir du football continental.

Une vitrine logistique réussie

Le Maroc a mis en avant des infrastructures sportives de haut niveau, avec des stades modernes et une logistique efficace tout au long de la compétition. L’accueil des délégations et des supporters a été salué, confirmant les ambitions du royaume en tant que plaque tournante du sport en Afrique.

Des défis d’accessibilité et de niveau de jeu

Malgré ces atouts, l’accessibilité financière et administrative pour les supporters, notamment ceux venant d’Afrique subsaharienne, a été critiquée. Par ailleurs, le format à 24 équipes continue de faire débat quant à son impact sur la densité technique des rencontres, certains observateurs notant une prédominance du jeu physique sur la créativité.

La polémique de l’arbitrage en finale

L’arbitrage de la finale, remportée par le Maroc face au Sénégal, a cristallisé les tensions. La décision de l’arbitre d’accorder un penalty en fin de match, après avoir refusé un but sénégalais quelques minutes plus tôt, a été largement commentée. Bien que la décision ait été jugée conforme au règlement par certains experts, son timing et son contexte ont relancé le débat récurrent sur l’impartialité et la gestion psychologique des grands matches.

Les interrogations sur l’avenir de la CAN

Au-delà de cette édition, des questions structurelles se posent. La Confédération Africaine de Football (CAF) est confrontée à des pressions pour modifier la périodicité biennale de sa compétition phare, un changement qui priverait le continent d’un événement sportif et culturel majeur à un rythme soutenu. Le silence perçu de certaines figures historiques du football africain face à ces évolutions est également souligné.

Le bilan de cette CAN 2025 est donc mitigé. Elle a prouvé la capacité de l’Afrique à organiser un événement d’envergure mondiale, mais elle a aussi exposé les défis de gouvernance, d’identité et de souveraineté sportive auxquels la CAF doit faire face pour préserver l’essence même de la compétition.

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