Cameroun- Projet « femmes, paix et sécurité en Afrique Centrale – Désormais sur les rails

Le lancement national officiel dudit projet a été officiellement lancé le 8 novembre 2023 à Yaoundé par Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la promotion de la femme et de la famille.
Le Cameroun comme la plupart des pays de l’Afrique centrale connait depuis 2013, des conflits armés. Ces conflits ont de graves conséquences sur la population de manière générale et plus particulièrement sur la femme et la jeune fille qui en paient le plus lourd tribut, à travers la violation de leurs droits les plus élémentaires. Cette situation met à mal la paix et le vivre ensemble. C’est pourquoi les femmes, premières victimes doivent être impliquées afin d’assurer leur pleine participation dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits.
La prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans la gouvernance et la résolution des conflits est effective, bien qu’elle reste faible, pour pallier à cela, « le gouvernement s’attelle à renforcer la sensibilisation et le plaidoyer et à lutter contre les pratiques culturelles néfastes, les violences sexistes, la recrudescence des violences basées sur le genre en vue d’obtenir un réel changement de comportement. De même, il est indispensable d’impliquer les femmes dans le processus de résolution des conflits dans leurs communautés, de retour a la paix à travers l’animation d’un processus inclusif qui rassure leur adhésion ainsi que la création des synergies d’action autour de la mise en œuvre de la Résolution 1325. », Indique la Minproff.
Lancé sous l’impulsion de l’Association de Lutte contre les Violences Faites aux Femmes (AVLF), Marie-Thérèse Abena Ondoa a tenu à rassurer les membres de ladite association, quant au soutien de son département ministériel pour la mise en œuvre de cet important projet au Cameroun. Elle en a profité pour inviter les hommes et les garçons à se joindre au gouvernement et aux Organisations de la Société civile afin d’œuvrer efficacement pour la consolidation de la paix, qui est l’affaire de tous.
Soulignons que les résultats probants d’une tel projet restent attendus à savoir : la mise en place d’un réseau de femme pour la promotion de la paix au niveau national en particulier dans les régions en crise ; un engagement à la fois des autorités religieuses, traditionnelles et gouvernementales dans la mise en œuvre des politiques favorisant une meilleure intégration des femmes dans le processus de gouvernance locale ; l’implication plus grande des hommes et des jeunes garçons dans la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité en vue de promouvoir la masculinité positive ; l’autonomisation des femmes et des filles et le partage des bonnes pratiques intercommunautaires.
M.D.



