Gestion durable du paysage agroforestier : L’université Laval, en renfort à la communauté camerounaise

L’université Laval au Quebec entend mettre à la disposition des universités camerounaises et des communautés locales, des enseignants et enseignements à même d’apporter la connaissance nécessaire pour améliorer la résilience socio-économique et environnementale des systèmes populations-paysages agroforestiers, face aux changements climatiques.
Le projet va permettre de contribuer à la formation de personnel camerounais hautement qualifié dont trois PhD et six Masters 2 sur la question de la séquestration du Carbone forestier reposant sur la gestion durable des systèmes agraforestiers, en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une part, et à réaliser les objets de développement durable des Nations Unies d’ici 2030, d’autre part.
De ce fait, l’Université Laval et ses nouveaux partenaires (ABIOGet et l’Université de Dschang) travailleront au renforcement des capacités des agriculteurs camerounais en leur propre développement local. Des travaux de recherche seront également menés sur la question de la séquestration du Carbone par gestion durable des systèmes agroforestiers, dans un souci de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour mieux connaitre le projet qui est intitulé « Partenariat en actions universités-communautés locales pour le développement de systèmes agroferestiers résilients aux changements climatiques au Cameroun (Padesar3c), un atelier d’impéniation s’est tenu dans la ville de Yaoundé en présence du Ministre de l’environnement Camerounais Hélé Pierre.
Selon le Minepded, Hélé Pierre, « Il s’agit ici d’un atelier extrêmement bénéfique et rentable pour le Cameroun. Les différents acteurs y trouveront concrètement des éléments à capitaliser. Le partenariat que nous avons signé avec ABIOGet consiste à amener les acteurs du système agroforestier à prendre des actions qui son résilientes aux changements climatiques. Un autre avantage pour nous est que il y a ce côté un encadrement académique qui nous est apporté par les Universités de Dschang et LAVAL du Québec ; qui vont faire dans la formation. Nous avons également ABIOGet, qui est une ONG camerounaise ; qui va s’étendre sur terrain avec les populations, pour le reboisement ; et qui va donc viser à réduire et à l’acte. »
Ce projet, dont la durée est de 32.5 mois est financé par le fond vert du gouvernement du Québec. De ce fait, selon Myriam Fortin, Conseillère à la coopération et à la Francophonie ; représentante du Gouvernement du Québec « Ce projet a véritablement été lancé en 2015, lors de la Cop 21 à Paris, par le Premier Ministre du Québec de l’époque ; il y a eu deux appels à projets, et une douzaine de projets qui ont été financés par le fond vert du Québec, dont les revenus proviennent de notre marché du carbone. Présentement, il y a une analyse en cours, en vue de poursuivre ce programme de coopération climatique internationale. Pour le moment ce sont des programmes qui sont en démarrage ; donc on souhaite voir les résultats concrets de ces projets-là, en adaptation aux changements climatiques. On va suivre ces projets ; on va suivre les résultats, on souhaite qu’il y ait des impacts concrets dans les pays où ils sont mis en œuvre. Jusqu’ici, nous sommes très satisfaits de l’engagement du Ministère de l’Environnement du Cameroun, pour appuyer la mise en œuvre et la capitalisation de ce projet. Quant à nous, nous continuons notre coopération climatique avec les autres pays francophones d’Afrique, qui sont nos partenaires privilégiés pour le développement durable. Il est aussi important de souligner que la contribution du Gouvernement du Québec pour ce projet est de l’ordre de 860 000 dollars canadiens ; c’est un projet en partenariat avec l’Université LAVAL ; donc ça fait un total d’environ 1 200 000 de dollars canadien ; soit une contribution de près de 375 millions de Fcfa. »



