Mariage forcé : une recrudescence qui cause encore des victimes
Le mariage reste aujourd’hui une pratique au sens différent en fonction des cultures ou encore du milieu dans lequel on se trouve. L’Afrique, considérée comme le berceau de l’humanité est une des représentations typiques du mariage qui laisse sur le carreau des victimes au nom de la tradition.
Contrairement, à ce que l’on pense de la signification du mariage qui serait une décision volontaire de deux partenaires à s’unir devant Dieu et les hommes, certaines tribus en Afrique continuent à considérer cette pratique comme un moyen pour satisfaire une volonté. Que ce soit au nom du respect de la parole d’un parent, les pactes signés entre deux familles ou encore une promesse d’amitié de longue date, tous les moyens sont bons pour justifier un tel acte. En dépit des efforts manifestes des pouvoirs publics à abolir ce type de pratiques, des multiples campagnes de sensibilisation par des organisations non gouvernementales, l’existence des droits de l’homme et des libertés en Afrique, beaucoup de tribus restent accrochés à leurs racines. Dans la région du Nord Cameroun, tout comme à l’Ouest du pays, le respect de la tradition de part le système encore encré dans la royauté impose aux femmes, la soumission et le respect des décisions. Par conséquent, elles subissent les maris qui leur sont imposés en dépit de leurs volontés.
Pour les rebelles, elles sont trainées de force et subissent les pires traitements qu’il soit. On souligne aujourd’hui, de nombreux cas victimes de ces actes. En 2012, par exemple, une femme aurait été retrouvée droguée et abusé par un groupe de travestie dans une motel à Loum. Selon des sources proches de celle-ci, cette dernière, du nom de Samou Nana Rose Cathérine, originaire de Bamena à l’Ouest du Cameroun, aurait réussi à échapper à une série de mariages forcés à chaque fois retournée en cauchemar. Malheureusement, dans sa quête de liberté, elle aurait subi ce préjudice mal interprété par la justice populaire de Loum, qui, aurait vite fait d’en finir avec les tourtereaux. N’eut était l’intervention des forces de l’ordre que ces derniers auraient perdu la vie. « Aujourd’hui, Samou Nana Rose Catherine est portée disparu » confie un des proches.
Tout comme Samou Nana Rose Cathérine, elles sont nombreuses à subir ces violences au nom du respect de la tradition. Aichatou Siabi, originaire de la région de l’extrème-Nord du Cameroun, est aujourd’hui veuve avec à sa charge 08 enfants. Selon elle, «Je me suis marié, j’avais 11ans, mon mari qu’en a lui avait 53 ans. Il est mort, j’avais 18 ans ». Tant de cas représentent, les conséquences de ce type de pratique, malheureusement, au nom de la tradition.



