Cameroun- Libération des prisonniers sécessionnistes : Michel Biem Tong, « Je compte apporter ma contribution»

Le tribunal militaire de Yaoundé a procédé, vendredi 14 décembre, à la libération des personnes poursuivies dans le cadre de la crise anglophone. Une des mesures annoncée, le 13 décembre, par la présidence de la république camerounaise. Décision venant de ce fait mettre un terme à un passage du cyber journaliste Michel Biem Tong dans les géoles de la prison centrale de Kondengui.
Sur plus de 1500 activistes des régions anglophones, prévenus dans les prisons camerounaises, 289 personnes peuvent respirer l’air de la liberté. Parmi eux, 16 à la prison centrale de Bafoussam, 49 personnes dans la prison centrale de Bamenda, 99 à la prison centrale de Bamenda, 14 à la prison centrale de Douala et 120 dans les géoles de Yaoundé. La décision d’arrêter des poursuites engagées contre eux dans le cadre de la crise anglophone, a été appliquée au lendemain de l’annonce faite par la présidence de la république.
Parmi les personnes graciées et détenues dans six prisons camerounaises, le web journaliste, promoteur du journal numérique Hurinews consacré aux questions de droits de l’homme et des libertés. Dans une interview accordée au sorti de prison, ce dernier confie devoir apporter sa contribution pour mettre un terme à ce conflit qui dure depuis deux ans. « Après tout ce qui s’est passé, je compte apporter ma contribution» déclare t-il. Pour un autre prisonnier gracié, qui a choisi l’anonymat, «Que ceux qui sont en brousse, je leur demande de cesser et de revenir», lance t-il un appel.
Ce geste du président Biya intervient, environ 24 jours après son discours d’investiture à la tête de la république du Cameroun pour la septième fois successive. Au cours de son allocution, le 06 novembre dernier, il demandait aux séparatistes de «rejoindre le droit chemin». Cette action est la deuxième après la création du comité de désarmement. Une preuve que les lignes bougent pour mettre un terme à ce conflit de régions.



