Cameroun- Municipales et législatives 2020 : les partis politiques en lice attendent toujours le financement de la campagne

A quelques heures du lancement de la campagne électorale pour les municipales et législatives du 09 février prochain, le directeur général d’Elecam Erick Essousse a dressé, hier, 23 janvier, le bilan d’avancement des préparatifs.
Alors qu’Elecam a organisé cette rencontre pour présenter l’état des lieux d’avancement des préparatifs des élections, tous les sujets sont évoqués entre autre, l’état des lieux des listes électorales, les bureaux de vote, la disponibilité des cartes d’électeurs, les commissions locales des votes. Le seul sujet mis hors jeu par le directeur général d’elecam, Erick Essousse et son équipe est le nerf de la guerre. Les partis politiques ne sont toujours pas fixer sur la disponibilité du financement de la campagne.
Ils ont tour à tour exprimé leur inquiétude au cours des échanges avec l’organe en charge d’organiser les élections au Cameroun, Élections Cameroon ( Elecam ). « Elecam contrôle tout le processus électoral. Il doit aussi s’arrange que ce qui est prévu normalement par la loi, c’est-à-dire le financement de la campagne soit une préoccupation majeure. », déclare Anicet Ekane, président national du Maniderm.
Au regard des plaintes multiples des partis politiques, majoritairement de l’opposition, au sujet de cette situation financière qui prévaut à la veille du lancement de la campagne, Elecam préfère se dédouaner.
Selon le conseil électoral, les tâches sont partagées. Elecam, se charge d’organiser les élections, le Ministère de l’administration territoriale quant à lui est en charge d’assurer le volet de la distribution du financement de la campagne des partis politiques. Point de vu mal perçu par certains partis. Pour Banda kani, « Même si la prérogative sur le plan pratique relève du Minat, Elecam est pleinement concerné. Vous ne pouvez pas vouloir organisé les élections et vous donnez l’impression que vous vous fichez si les partis politiques ont droit à l’accès au financement. J’ai l’impression, jusqu’à preuve de contraire qu’il y a un plaisir ici à insulter les partis politiques. D’autant plus qu’Elecam ne peut pas nous convoquer ici sous le prétexte que sur l’état d’avancement de pratique liée à l’élection, et quand nous venons, nous nous prêtons au jeu, on fait des remarques et vous nous convoqué le magestaire de la loi. Tout le monde sait que malgré les grandes avancées du code électoral, il est encore très imparfait. Donc le fait de jouer le jeu est une preuve que nous respectons la loi. Vous ne pouvez pas nous frapper le visage avec la rigueur de la loi, quant nous voulons apprécier ce qui est fait. »



