Cameroun- Situation démographique des PMEESA : l’annuaire statistique 2021 du MINPMEESA disponible

Cameroun- Situation démographique des PMEESA : l’annuaire statistique 2021 du MINPMEESA disponible
L’annuaire statistique 2021 a été rendu public, le 30 juin, à Yaoundé. La répartition des entreprises créées sur l’étendue du territoire national selon la forme juridique montre que les entreprises individuelles (61,63%) établissement et les SARL (36,96 %) sont les plus représentées en 2021.
Pour les PME, les dernières données sur la démographie des entreprises en activité au Cameroun obtenues à l’Institut National de la Statistique publiées en 2016 (RGE), le stock de ces PME est de 324 889 pour un total de 324 250 pour l’année 2021. Cette estimation s’est faite sous la base des effets de l’évolution des pme sur le produit intérieur brut suivant les trois secteurs d’activités à savoir primaire, secondaire et tertiaire, la prise en compte de la pandémie à covid-19 intervenu en mars 2020 et enfin les prévisions de l’évolution de certains indicateurs macroéconomiques dans la SND30.Il faut relever que la structure des entreprises existantes sur l’étendue du territoire national s’apparente à celle décrite par le recensement des entreprises avec la forte concentration des entreprises dans les métropoles Douala et Yaoundé, et la prépondérance des entreprises du secteur tertiaire. Bien plus, les Centres de Formalités de Création d’Entreprises (CFCE) présentent dans les dix régions du Cameroun sont en charge de toutes les modalités de création juridique d’une entreprises. Grâce à ces centres, on dénombre pour l’année 2021, 15 591 entreprises. Entre 2016 et 2021 les CFCE ont formalisé 82 465 PME. La répartition des entreprises créées sur l’étendue du territoire national selon la forme juridique montre que les entreprises individuelles (61,63%) et les SARL (36,96 %) sont les plus représentées en 2021.
Sur le plan régional, les créations d’entreprises dans les chefs-lieux des régions du Centre et du Littoral sont les plus importantes d’environ 72,08%. A Douala par exemple, il y a une prédominance des SARL de 55,66. Par contre à Yaoundé ce sont les ETS, 47, 93 qui sont majoritaire en matière d’économie sociale, leur enregistrement en GIC et Sociétés Coopératives dépend des services déconcentrés du MINADER. On a ainsi recensé 2 052 OES sur le territoire national hormis les régions de l’Extrême-Nord et le Sud-Ouest. Ce nombre enregistre une baisse par rapport à 2020. De ces OES, 52,73% sont tournées vers l’agro-pastorale et la pisciculture. Aussi les OES sont concentrées dans le secteur primaire pour environ 41,37 % contrairement aux PME dominées par le tertiaire de l’ordre de 82,13%. Les créations sont majoritairement portées par les rayons du Sud environ 36,74% de l’Adamaoua pour 21,64% et de l’Est pour 12,67%.S’agissant de l’artisanat, pour l’année 2021, on dénombre 6 132 artisans enregistrés dans les registres communaux contre 7 482 en 2020 soit une baisse de 18,04%. Notons que l’engouement des artisans pour leur est tributaire à la participation au Salon international de l’artisanat.
En perspective
D’après Achille Bassiliken III, Ministre des PMEESA, « à la lumière de la SND nous avons pour ce qui est des PME, les acteurs de l’économie sociale et de l’artisanat, nous avons mis l’accent et nous continuerons de mettre l’accent sur 3 secteurs clefs. D’abord ceux qui sont en fait engagés dans les activités de productions agro alimentaire. Ils vont continuer à recevoir l’essentiel de notre attention pour que nous puissions avoir d’avantage d’unité de production industrielle dans le secteur agro alimentaire. Le second secteur dans lequel nous allons mettre l’accent en terme d’accompagnement de soutien, se seront précisément, les PME, les acteurs de l’économie sociale et familiale et plus précisément des artisans dans le secteur de la confection du cuivre et du textile. Là également, à la lumière de ce que nous avons comme matière première dans ce domaine, il sera possible d’avoir une force de traction qui se déploie dans ce secteur. Le troisième pilier, c’est celui de la transformation du bois. Donc voilà les trois principaux piliers qui pour nous vont servir de catalyseur pour que les acteurs des unités de production industrielle se développent dans ce secteur. Que nous puissions les accompagner et nous puissions ainsi nous mettre résolument en direction de la trajectoire qui a été fixée de façon à ce que nous puissions réaliser l’ambition d’émergence fixé par le Président de la république. »



