Cameroun-  Subvention en intrants agricoles : l’État veut passer à la vitesse supérieure

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Cameroun-  Subvention en intrants agricoles : l’État veut passer à la vitesse supérieure

Le 3ème comité de pilotage et d’orientation de mise en œuvre de la politique d’octroie des subventions agricoles au Cameroun s’est tenu, le 05 janvier dernier, à Yaoundé. C’était sous la présidence du ministre de l’agriculture et du développement rural Gabriel Mbaerobé.

Les travaux qui ont réunis les acteurs du secteur agricole et des responsables des banques et des microfinances visaient la rationalisation de la politique de subventions en intrants agricoles du gouvernement et d’étendre cette politique déjà mise en œuvre au Cameroun dans les filières cacao, café et dans le secteur maraicher et vivrier. Selon le Minader, « Nous avons démarré l’année dernière avec les subventions des masses dans le département du Moungo. Cela a concerné environ 10 000 producteurs, la contribution de l’État était autour d’1 milliards Fcfa. C’est encore un début. Mais nous continuons à recenser.  Nous pensons passer à la vitesse supérieure cette année. »

Le patron de l’agriculture au Cameroun ajoute que, le gouvernement a prévu plusieurs enveloppes cette année 2023 pour aider les producteurs. Il y a 6 milliards FCFA prévus dans le cadre du guichet producteur de la filière cacao-café. 17 milliards FCFA vont être injectés pour le soutien au prix des engrais, de semences et des produits vivriers, notamment le soja, le maïs, le riz, l’huile de palme et les produits maraîchers, outre la subvention de 3 milliards FCFA pour la mise en place de la digitalisation de l’agriculture. Soit un total de 26 milliards FCFA. « cette politique vise à donner une prime à l’effort c’est-à-dire nous recensons les producteurs et ces primes permettent non seulement de récompenser leurs efforts mais surtout de soutenir leurs efforts pour plus de production[…]Nous croyons qu’avec cette politique nous allons effectivement identifier les producteurs  qui se donnent à fond pour maintenir notre résilience et soutenir notre agriculture pour plus de productivité ».

Pour ce faire, le gouvernement entend promouvoir, dans le cadre de la révolution agricole, une agriculture dite de « seconde génération par la mise en place d’un plan d’accroissement et modernisation du circuit de la production agricole ». Il s’agit de satisfaire non seulement les besoins alimentaires des populations, mais également les agro-industries dont les activités de transformation et de commercialisation peuvent apporter une valeur ajoutée et favoriser l’amélioration du niveau de vie et la création de nouveaux emplois pour les populations jeunes.

Afin de favoriser le développement du secteur privé sur l’ensemble de chaque chaine de valeur et éviter l’émergence d’une dépendance récurrente des producteurs aux subsides, le gouvernement à travers le Minader octroie les subventions selon un processus dégressif sur 3 à 5 ans pour chaque filière subsidiée (30% en année 1, 25% en année 2, 20% en année 3, 15% en année 4 et rien ensuite).

Abena Jonas
Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]