CAN Féminine 2026 : L’incertitude plane sur l’organisation après des déclarations contradictoires

La Confédération Africaine de Football (CAF) est au cœur d’une situation confuse concernant l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026. Des déclarations publiques de responsables sud-africains ont semé le doute sur le maintien du Maroc en tant que pays hôte, créant une onde de choc dans le paysage sportif continental.
Une annonce surprise venue d’Afrique du Sud
Dimanche, une intervention du vice-ministre sud-africain des Sports, Peace Madé, a jeté un pavé dans la mare. Ce dernier a laissé entendre que le Royaume chérifien renoncerait à accueillir la prestigieuse compétition, ajoutant que son pays était prêt à reprendre le flambeau. Cette révélation, faite en dehors des canaux officiels de la CAF, a immédiatement suscité l’étonnement et l’incompréhension parmi les observateurs.
Le journaliste français Hervé Penot a exprimé son scepticisme sur les réseaux sociaux, pointant le caractère inhabituel de la situation. Il a relevé qu’il était pour le moins surprenant d’apprendre un tel changement par la voix d’un ministre d’un autre pays plutôt que par la fédération continentale elle-même. Cette séquence intervient dans un contexte post-CAN 2025 où le Maroc, finaliste malheureux face au Sénégal, aurait, selon certaines analyses, été affecté par le déroulement de la finale et des sanctions qui ont suivi.
Démenti et clarification du ministère marocain
Face à la tournure des événements, le ministère marocain des Sports est rapidement intervenu pour tempérer les propos de son homologue sud-africain. Les autorités de Rabat ont précisé qu’aucune décision officielle de retrait n’avait été communiquée à la CAF. L’Afrique du Sud a, par la suite, nuancé ses déclarations initiales, indiquant que le pays se tenait simplement prêt à organiser l’événement si l’occasion se présentait, sans confirmer un désistement marocain acté.
Cette série de rebondissements place la CAF, présidée par Patrice Motsepe, dans une position délicate. Elle met en lumière les tensions et les jeux d’influence qui peuvent exister entre les grandes nations footballistiques du continent, notamment dans la perspective d’autres dossiers majeurs comme l’organisation de la Coupe du Monde. La gestion transparente et centralisée de l’information concernant les attributions d’organisation apparaît plus que jamais comme un enjeu de crédibilité pour l’instance dirigeante.
À ce stade, le Maroc reste donc le pays hôte désigné de la CAN Féminine 2026. La balle est désormais dans le camp de la CAF, qui devra probablement officialiser sa position dans les prochains jours pour mettre un terme à la spéculation et assurer la sérénité nécessaire à la préparation de la compétition.



