Célestin Bedzigui dénonce les conditions de détention d’Anicet Ekane

La mort en détention d’Anicet Ekane, figure de l’opposition camerounaise, a provoqué une vive réaction de Célestin Bedzigui, président du Parti de l’Alliance Libérale (PAL). Dans une déclaration publique, ce dernier rejette la thèse d’un décès naturel et dénonce les conditions d’incarcération du défunt.
Une responsabilité étatique et personnelle engagée
Pour le responsable politique, le maintien en détention d’Anicet Ekane, alors que son état de santé était connu, constitue une faute. Il souligne que des libérations pour raisons médicales sont régulièrement accordées à d’autres détenus, ce qui rend ce refus suspect. Bedzigui affirme que cette décision engage à la fois la responsabilité personnelle des agents impliqués dans la chaîne de décision et la responsabilité civile de l’État qu’ils représentent.
Il exige que les manquements et les négligences observés dans ce dossier soient clairement sanctionnés. Le président du PAL estime que les responsables pénitentiaires et les médecins avaient l’obligation de signaler l’incompatibilité de la détention avec l’état de santé du prisonnier, quelle que soit la nature des accusations pesant sur lui.
Un hommage à un compagnon de lutte
Au-delà de la dénonciation, Célestin Bedzigui rend un hommage personnel à Anicet Ekane, évoquant trente-cinq années de combat commun au sein de la dissidence politique. Il reconnaît que des divergences stratégiques ont pu exister, mais insiste sur leur aspiration commune à un changement par les voies institutionnelles. Il salue en lui un combattant et conclut son message par un adieu à son ami de longue date.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les conditions carcérales et le traitement judiciaire des opposants font régulièrement l’objet de critiques de la part des organisations de défense des droits de l’homme et de certains partis politiques au Cameroun.



