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Conférence des ministres internationales sur la transhumance transfrontalière: Les objectifs fixés sans détour

Conférence des ministres internationales sur la transhumance transfrontalière: Les objectifs fixés sans détour

La République du Cameroun, a abrité, du 10 -12 juillet dernier, la  conférence des ministérielles internationales sur la transhumance. Il est clair que l’encadrement de ce milieu demeure un véritable parcours du combattant.

Promouvoir une transhumance apaisée et réglementée, est l’objet numéro 1 de cette deuxième conférence ministérielle sur la question de transhumance. Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia) du Cameroun, Dr Taïga, l’a rappelé au cours de la cérémonie solennelle d’ouverture de ces travaux de trois jours et auxquels, ont pris part les experts de la sous-région et d’ailleurs.

Le ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage de la République du Burundi relève à cet effet que « … nous sommes réunis ici en marge de cette conférence ministérielle pour discuter de la transhumance, de comment les pays peuvent se mettre ensemble et discuter des solutions qui soient acceptables par tous ».

En effet, le Minepia, précise que la transhumance est un mode d’élevage et de vie, et rappelle cependant que cette technique entraîne parfois des conflits entre éleveurs et agriculteurs ainsi que du banditisme, auquel il faut ajouter la destruction des aires protégées comme le fait remarquer le président de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), Sanctus NIRAGIRA.

Il s’agissait donc cette fois-ci de prendre des mesures d’urgence en vue de faire face aux enjeux de la transhumance entre le Sahel et le Nord de l’Afrique équatoriale en lien avec la LAB (Lutte Anti-Braconnage) transfrontalière, la dégradation des ressources naturelles, l’orpaillage, les mines, l’éco-sécurité, la paix, l’éco-développement, les traditions et les cultures locales. Ceci en tenant en compte, les aspects politico-stratégiques, diplomatiques ainsi que les financements de cette Déclaration de N’Djamena.

Parmis les solutions pratiques, la construction d’un Centre Régional deF Agropastorale pour les populations autochtones et Transhumantes dans la localité du MAYO REY. L’intention a été prononcée, le 11 juillet dernier, en marge de la deuxième conférence Internationale des Ministres en charge des forêts/aires protégés/environnement, de l’élevage/agriculture et de la sécurité sur la Transhumance transfrontalière. Centre dont la République Fédérale d’Allemagne a promis d’apporter son appui financier pour sa construction.

Rappelons que, cette conférence a pour objectif de capitaliser sur la mise en œuvre de la Déclaration de Ndjamena en 2019, dont le but était d’élaborer une stratégie pour la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières dans la sous-région comprenant le Cameroun, le Niger, la RCA, la RDC, le Soudan, le Sud-Soudan et le Tchad.

Jean Jacques MVONDO

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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