ActualitéCultureMis en avant

Election Miss Cameroun : l’Etat se réapproprie sa chose

Dans un communiqué rendu public, hier, 20 décembre, le ministre des arts et de la culture Narcisse Mouellé Kombi désavoue toute tentative d’organisation de l’élection Miss Cameroun par une quelconque association ou organisation morale.

Ce communiqué tombe comme un coup de massue sur la tête des désormais ex organisateurs de l’évènement qui avait pour but de déterminer la vitrine du Cameroun à travers le label « Miss Cameroun ».

A peine deux jours après la conférence de presse donnée par le Comité d’organisation Miss Cameroun et sa présidente Ingrid Amougou, le chef de département des arts et de la culture vient réduire à néant toutes les promesses de reconversion faites à mondo vision.

En effet cette intervention musclée du Minac, intervient dans un contexte où le label a subi des souillures de toutes sortes. Des scandales sans cesse plus dénigrants au fil du temps.  Il s‘agit donc selon le communiqué signé du Minac de restaurer l’image de cet évènement, vitrine de la culture camerounaise.

De ce fait, informé de la décision du Minac sous haute instruction de la hiérarchie, le Comica se retrouve impuissant devant les faits. Par conséquent, il est sommé de toutes entreprises liées à l’évènement. Le lancement des différentes compétitions dans les régions est de ce fait stoppé net par cet annonce.

Au cours de la conférence de presse organisée par Ingrid Amougou et son équipe, le 18 décembre 2018, Caroline Nseke, dernière Miss Cameroun de cette ère qui se referme, a effectué un autre déballage. Elle affirmait n’avoir perçu aucune prime, ni accompagnement tel que promis. La réplique qui avait été faite par la présidente du Comica Ingrid Amougou, tout en faisant un méa culpa, n’a pas hésité à présenter l’une des primes mis en compétition. Un véhicule pour la gagnante de l’édition 2019.

 A titre de rappel, le patron des arts et de la Culture au Cameroun Narcisse Mouelle Kombi remontait encore les bretelles de la présidente du Comité d’organisation de Miss Cameroun, Solange Ingrid Amougou, en janvier 2017.  Au cours de cette audience dans ses locaux, le Minac s’est attardé sur la mauvaise image que reflète depuis quelques années le label vendeur de la beauté et la culture du Cameroun dans le monde. Encore en 2016, l’évènement avait une fois de plus embrasé la scène médiatique. Au cours de cette session, deux têtes ont porté la couronne de la beauté Camerounaise. parmi lesquels, Julie Cheugueu Nguimfack, la véritable miss 2016 déstituée; Michelle Ange Minkata, fameuse cinquième dauphine devenue Miss Cameroun par coup de baguette.

Au regard de cette déclaration du Minac, la reconversion du Comica arrive en retard n’avait aucune chance de prospérer.  Selon le communiqué rendu public, « les nouvelles modalités d’organisation de cet important évènement culturel par l’Etat, actuellement en étude, seront communiquées, en temps opportun, au public ».

Plus de vingt ans après, l’Etat Camerounais reprend les choses en mains.

Miss Cameroun 2017 : le Comica interpellé sur la mauvaise réputation du label

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page