
Un atelier lié au suivi intégré des objectifs de développements durables (ODD6) au Cameroun, s’est ouvert, le 04 octobre 2018. Au cours des échanges, les experts réunis dans la ville de Yaoundé, entendent fixer le Cameroun sur la même corde de guitare, de l’ODD6 lié à la gestion durable de l’eau.
De grands chantiers d’envergure inondent le pays. Parmi les plus en vogue, les barrages hydro électriques (Lom-Pangar, Memvele, Mekin, Nachtigal etc…), l’alimentation dans les grandes métropoles en eau potable (Yaoundé, Douala, Bafoussam Bafang …), la construction et l’entretien des axes routiers sur l’étendu du territoire. L’eau se trouve donc au milieu des productions culinaires, énergétiques et industrielles. Cette substance se présente comme incontournable dans tous ces secteurs. Cependant, la maitrise et la gestion des ressources en eau restent un véritable serpent de mer. A cet effet, l’état du Cameroun, qui épouse la dynamique des objectifs de développement durable, veut avoir la maitrise de sa carte hydrologique. Selon Wang Sone, représentant du ministre de l’eau et de l’énergie Gaston Eloundou Essomba « la gestion des ressources de l’eau manquent généralement de coordination entre les services gouvernementaux et les différents secteurs ». Le problème de cohérence est ainsi inhérent à cette gestion sectorielle, où les politiques et les prises de décision d’un secteur peuvent dupliquer ou aller à l’encontre d’actions menées par un autre.
l’effet de gestion des ressources par unités administratives
Les ressources en eau sont issues de bassin apparaissant comme échelle de gestion la plus appropriée d’un point de vu physique et écologique. La gestion de ses ressources sous cap d’unités administratives divise le plus souvent les bassins entrainant une fragmentation énorme. D’après le représentant du Minee présent à l’ouverture de l’atelier, « pour assurer à tous la gestion durable de l’eau et l’assainissement, il est essentiel d’examiner le cycle de l’eau dans son intégralité en y incluant l’ensemble des usages et des usagers. » Pour ce faire, « les pays doivent abandonner l’approche sectorielle du développement et de gestion de la ressource en faveur d’une approche plus intégrée pouvant équilibrer les différents besoins de façon équitable. » confie t-il.
Cet atelier entend donc s’attarder sur les différentes cibles des ODD6 entre autres, l’eau potable, l’assainissement et hygiène, la qualité de l’eau et eau usées, l’utilisation et la rareté de l’eau, la gestion des ressources en eau, l’écosystème lié à l’eau, la coopération internationale et renforcement des capacités ou encore de la participation des partis prenantes. A titre de rappel, l’ODD 6, est un élargissement d’un accent déjà mis sur les OMDs sur l’eau.

« Entend que facilitateur, je voudrai qu’à l’issu de cet atelier, qu’il y ait une implantation d’une plate forme de suivi de l’ODD. Que le processus soit implémenté au niveau du ministère et au niveau du Cameroun. Le processus est un processus technique qui a été adopté en 2015. Les nations unis ont donc demandé à chaque pays d’implémenter ces objectifs. Nous sommes un peu en retard par rapport aux autres pays. »



