JIF 2020 : les femmes d’Ebolowa craignent un 08 mars sans pagne

Cette étoffe sans laquelle la fête de la journée internationale de la femme ( 08 mars), n’a pas de sens au Cameroun, est recherchée désespérément par les femmes. Rupture de stocks ou simple spéculation ?
Le principal ingrédient qui fait mousser la fête dédiée aux femmes reste invisible dans la capitale régionale du Sud. Généralement en pareille période, le tissu est perceptible partout en ville. Le précieux sésame n’est toujours pas disponible sur les surfaces commerciales.
Les commerçants ont d’ailleurs de la peine à satisfaire la forte demande. A u fure et à mesure que la fête de la journée internationale de la femme s’approche, les hommes ont rejoint les femmes pour s’approprier le bout de tissu tant convoité. Ceci, surtout que pour les femmes le liet motiv reste, jamais sans mon pagne du 8 mars.
Pour Eliette Mbida, agent de marketing dans une entreprise de la place » mais on n’est pas femme sans son pagne. Je crois que c’est le pagne qui definit l’identite de la femme. Chaque femme devrait être fière d’arborer son pagne le 8 mars c’est une grande victoire pour notre épanouissement « . Cette absence commence à faire des bruits dans certains ménages. Les femmes elles-mêmes ne se bousculent pas encore laissant cette tâche pour l’instant aux hommes.
Dans les ateliers de couture l’affluence n’est pas encore à son pic. Dans les services publics, les femmes approchées sont plutôt optimistes puisque de facto les administrations vont s’en occuper pour la circonstance. » non on n’est pas inquiète nos pagnes vont arriver et chez nous la fête va bien se passer « , explique une secrétaire de direction dans une délégation régionale de la place.
Le pagne du 8 mars, bien plus qu’une simple étoffe, reste un accessoire important pour célébrer et faire honneur à la femme. Raison pour laquelle, tous les doigts sont croisés pour voir réapparaître l’outil qui détermine qui est femme ou pas selon certains.
Correspondant Sud Cameroun : Consty Zang



