Le FSNC camerounais confirme son boycott des scrutins locaux

Le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) a officiellement confirmé sa décision de boycotter les prochaines élections législatives et municipales. Cette position a été formalisée par un communiqué du comité central du parti, daté du 6 février et signé par son secrétaire général par intérim, Eih Moussa Firissou.
Une ligne politique immuable
Le document présente cette abstention comme une « ligne immuable » pour la formation politique, découlant directement de la décision de son président, Issa Tchiroma Bakary. Le FSNC, arrivé en deuxième position lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025, justifie ce retrait par l’absence, selon lui, des conditions minimales requises pour l’organisation d’un scrutin démocratique, transparent et apaisé.
Cette posture marque un revirement stratégique notable. En effet, le parti avait choisi de participer à la présidentielle d’octobre dernier, malgré des réserves similaires sur le processus électoral. Le comité central explique ce changement d’attitude par un refus de légitimer, par sa participation, ce qu’il qualifie de « régime défaillant » et de « parodie électorale aux résultats préétablis ».
Une clarification après des signaux contradictoires
La publication de ce communiqué intervient dans un contexte de messages apparemment divergents au sein du parti. La veille, le 5 février, la porte-parole d’Issa Tchiroma Bakary avait semblé encourager certains militants désireux de se porter candidats, notamment dans l’objectif de disputer des bastions locaux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). La prise de position ferme du comité central a pour effet de clarifier la doctrine officielle et de réaffirmer son alignement sur la position du président du parti.
Cette décision de boycott place le FSNC dans une posture d’opposition frontale en dehors des urnes pour les échéances locales à venir. Elle soulève des questions sur les stratégies futures de la principale formation d’opposition et sur sa capacité à maintenir une unité d’action parmi ses membres, alors que des velléités de participation au niveau local avaient été exprimées.



