Marc Brys maintenu comme sélectionneur du Cameroun jusqu’en 2026

Une situation contractuelle qui perdure
Malgré les récentes turbulences au sein de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Marc Brys conserve officiellement son poste de sélectionneur de l’équipe nationale. Son engagement avec l’État du Cameroun, en tant qu’employeur direct, reste en vigueur et court jusqu’à une date précise.
Un contrat d’État jusqu’en septembre 2026
Le contrat qui lie le technicien belge aux Lions Indomptables est valable jusqu’au 7 septembre 2026. Toute décision de mettre un terme anticipé à cet accord, notamment par l’arrêt du versement de son salaire ou de ses primes, serait considérée comme une rupture abusive. Cette situation place les autorités camerounaises dans une position délicate, les incitant à la prudence.
Cette prudence s’explique en partie par un précédent financier lourd. La Fecafoot avait en effet été condamnée à verser une indemnité substantielle, dépassant le milliard de francs CFA, à un ancien sélectionneur, Antonio Conceição, pour un motif similaire. Le règlement final de cette somme avait impliqué des fonds publics, une expérience que l’État semble vouloir éviter de reproduire.
Une distinction claire entre employeur et utilisateur
La complexité de la situation réside dans la distinction des rôles. Le ministère des Sports est l’employeur légal de Marc Brys, tandis que la Fecafoot agit en tant qu’utilisatrice de ses services. C’est cette dernière qui a pris la décision opérationnelle de confier les responsabilités techniques sur le terrain à David Pagou, récemment nommé.
Concrètement, cette configuration aboutit à un partage des rôles et des rémunérations. David Pagou perçoit l’enveloppe salariale correspondant au poste d’adjoint, tandis que Marc Brys continue de toucher celle attachée au poste de sélectionneur titulaire, bien qu’écarté des fonctions opérationnelles.
Cette mise à l’écart, initiée par la fédération et non par l’employeur étatique, est une situation où un salarié se voit privé de ses missions contractuelles, souvent dans l’objectif de l’inciter à démissionner. Pour l’instant, le contrat liant Marc Brys à l’État camerounais demeure la référence juridique principale, conditionnant l’avenir immédiat du poste de sélectionneur.



