Cameroun – Droits de l’homme en 2017: la situation mitigée pour la CNDHL

La commission nationale des droits de l’Homme et des libertés a rendu public le rapport sur l’état des droits de l’Homme au Cameroun en 2017 et celui de ses activités. C’était le 20 novembre dernier à son siège à Yaoundé. D’après le Dr. Divine Chemuta Banda, président de la Cndhl, la situation des droits de l’Homme est mitigé en général.
La Cndhl reconnaît des efforts consentis par l’État en 2017 pour préserver et promouvoir les droits de l’Homme. Selon l’organe, le gouvernement a mis en place un cadre institutionnel et normatif propice à l’épanouissement des droits de l’Homme. Néanmoins beaucoup reste à faire sur certaines violations. Notamment, celle des libertés par l’autorité administrative (interdiction des réunions publics sans véritable motif), l’atteinte à la vie ( cas Monseigneur Benoît Balla dont les faits sont restés non élucidés) , déplore le nombre d’accidents de la route enregistré en 2017 et la crise sécuritaire dans les régions anglophones. Fort de ce constat, le président du Cndhl, Divine Chemuta Banda prétend que la situation des droits de l’homme en 2017, » est une situation très mitigée, étant donné qu’au début de l’année nous avons renforcé nos capacités. Nous avons recruté le personnel et acheté les véhicules. On était près à nous engager dans une phase active à mener les investigations sur le terrain. Mais la situation sécuritaire dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest nous a rendu la tâche difficile, on a pas pu mener nos activités tel que voulu. Il manquait aussi les moyens pour mener nos actions, pour assurer le déplacement du personnel . »
Selon le rapport rendu public par la Cndhl, l’année 2017 à connu plusieurs faits. Cette année a été marqué par la violation de la loi relative à la protection et la promotion des droits de l’homme par certaines autorités publiques, la persistance des problèmes de sécurité, dans quatre régions à savoir l’Extrême-nord, l’Est, le Nord-ouest et le Sud-ouest du pays, la mutation de la crise des zones anglophones en guerre civile et le nombre croissant d’accidents de la route.
Tout n’est pas mauvais selon la CNDHL, l’État camerounais a fait des efforts dans le sens de l’amélioration de la protection des droits de l’homme. C’est dans cette optique que la loi du 12 juillet 2017 portant code de justice militaire, étend à la justice militaire toutes les garanties d’un procès équitable prévues par le code de procédure pénale camerounais. Certaines autorités publiques se sont investies dans la collaboration avec la CNDHL dans l’intérêt des droits de l’homme.
Pour le retour à la paix, la CNDHL reste optimiste selon son président, » on doit être positif, étant donné le discours du président le 06 novembre, s’engageant à ramener la paix de façon pacifique.. » Un appel que la CNDHL a entendu et joue déjà sa partition.
Pour atteindre son objectif qui est importe d’inculquer la culture de la promotion des droits de l’homme et avec la violation continuelle de ces droits. La CNDHL compte donné un coup d’accélérateur au plan national pour la promotion des droits de l’homme ( 2015 – 2019) qui n’est pas pleinement effectif.



