Cameroun – Infrastructures: le gouvernement cherche comment augmenter la durée de vie des infrastructures de transport
Une étude d’élaboration d’une stratégie intégrée des infrastructures de transport multimodal a été lancée, le 28 février, à Yaoundé.
« Si on ne développe pas le transport ferroviaire, par exemple, tous les transporteurs ne seront tentés de n’utiliser que la route. Et avec la charge, la route conséquemment va se détériorer assez rapidement et, on aura recourt aussi au transport ferroviaire » confie Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre camerounais des travaux publics. En effet, le premier diagnostic dévoilé par un expert du Fond monétaire international, fait état de ce que, en matière de transports internationaux, le Cameroun occupe 35% du trafic vers le Tchad et la RCA. Et les coûts de transport vers ces corridors demeurent importants. Beaucoup plus élevé qu’en Afrique de l’Ouest et encore beaucoup plus en Afrique de l’Est. Ce qui implique un trafic routier important avec un parc de véhicules au Cameroun à 90% immatriculés d’occasion. Cette situation n’arrange toujours pas les corridors routier.
L’étude d’élaboration d’une stratégie intégrée des infrastructures de transport intervient dans la mesure où, il serait important de faire cohabiter les différentes voies de transport pour une meilleure gestion de l’espace, du temps et d’entretien. « Il y a plusieurs mode de transport. Je vais citer essentiellement trois. Le transport par route, par voie ferroviaire, par voie aérienne. Mais comment faire cohabiter ces différents modes de transport dans le contexte qui est le notre ? » s’interroge le Mintp. « C’est l’objet de l’étude. Donc l’objet de l’étude est de travailler pour une cohérence et une cohabitation des différents modes de transport qui existent. » explique il.
Par ailleurs, le patron des travaux publics qui a présidé la cérémonie de lancement de l’évaluation de la stratégie intégrée des infrastructures de transport multimodal au Cameroun précise que, « Ça change en ce qui concerne notamment la planification et l’exécution de ces différentes infrastructures. Ainsi, le Cameroun saura qu’il faut construire une routes ici, construire une voie ferroviaire qui cohabite avec la route. La voie ferroviaire devant être utilisée pour le transport des marchandises ».
L’étude devant durer 26 mois, va en effet apporter des précisions sur ce qu’il faut pour développer soit la route, soit le chemin de fer, soit la voie aérienne.



