Le FSNC annonce le retour de son leader Issa Tchiroma Bakary

Un élu municipal de Douala, récemment affilié au Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), a annoncé que son parti préparait activement le retour au pays de son président, Issa Tchiroma Bakary. Cette figure de l’opposition réside actuellement en Gambie.
Un projet présenté comme historique
Joseph Espoir Biyong, sixième adjoint au maire de l’arrondissement de Douala 5e, a décrit ce retour potentiel comme un événement fondateur. Selon lui, il marquerait le début d’une transition politique et l’avènement d’une nouvelle ère institutionnelle pour le Cameroun. L’élu, qui a rejoint le parti arrivé deuxième à la présidentielle de 2025, a affirmé avec conviction que ce processus était inéluctable.
Pour donner une dimension particulière à cet événement, il a invité les militants à placer ce projet sous le signe de la spiritualité et de la prière. Il les a également exhortés à engager sans délai des actions de mobilisation populaire, incluant la préparation logistique et symbolique d’éventuelles manifestations, sans toutefois fournir de calendrier ou de lieu précis.
Une annonce qui reprend des propos antérieurs
Cette déclaration fait écho aux propos tenus par Issa Tchiroma Bakary lui-même début 2026, à l’occasion de ses vœux à la nation. Le leader du FSNC s’était alors montré tout aussi évasif sur les détails pratiques, laissant planer le doute sur la concrétisation de son retour. L’annonce de l’adjoint au maire semble donc prolonger cette attente parmi les sympathisants.
L’argument principal avancé pour justifier un retour sans entrave repose sur la revendication par le FSNC de la victoire à l’élection présidentielle d’octobre dernier. Le parti estime que cette prétention, une fois reconnue par la communauté internationale, conférerait à son président une légitimité le mettant à l’abri de poursuites judiciaires au Cameroun.
Un scepticisme manifeste dans l’opinion
Ces affirmations ont été accueillies avec circonspection par une partie de l’opinion publique, notamment sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont qualifié ces déclarations de peu réalistes, les interprétant davantage comme une rhétorique politique que comme l’annonce d’un fait imminent.
Malgré ce climat de scepticisme, le responsable du FSNC a tenu à préciser que son appel se voulait pacifique. Il a explicitement rejeté toute forme de vengeance ou de violence, insistant sur la recherche de la paix et de la sérénité pour les citoyens. La prière et une mobilisation dans le calme ont été présentées comme les seules voies à suivre pour accompagner ce projet.



