Ntimbane Bomo alerte sur les risques éducatifs du football au Cameroun

Un appel à la vigilance face aux dérives de la formation footballistique
Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du Parti Héritage et figure de la société civile camerounaise, a lancé un avertissement concernant l’impact sociétal du football. Selon lui, la quête effrénée d’une carrière professionnelle en Europe compromettrait gravement l’avenir éducatif et professionnel de nombreux jeunes.
Le responsable politique estime que de nombreux parents, animés par l’espoir d’une ascension sociale rapide via le sport, inscrivent leurs enfants très tôt dans des académies de football. Cette focalisation précoce s’accompagne souvent d’une pression excessive et d’une négligence, voire d’un abandon pur et simple, du parcours scolaire.
Un taux de réussite infime face à un risque massif d’échec
Ntimbane Bomo fonde son analyse sur des données statistiques qu’il juge alarmantes. Il rappelle qu’une infime fraction des jeunes formés – environ un sur dix mille – parvient à intégrer l’élite du football européen. Pour la grande majorité des autres, les conséquences seraient lourdes : un niveau d’instruction insuffisant, une absence de qualification alternative et, in fine, une grande difficulté d’insertion sur le marché du travail.
Ce phénomène est présenté comme un « drame social » nécessitant une intervention des pouvoirs publics. Le leader politique en appelle ainsi à une vigilance accrue de l’État camerounais, dont le rôle serait de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant et de garantir un équilibre entre la pratique sportive et l’éducation scolaire.
Son intervention soulève des questions fondamentales sur l’encadrement des centres de formation et la nécessité d’un modèle plus intégré, assurant aux jeunes footballeurs en herbe un bagage éducatif solide, quelle que soit l’issue de leur rêve sportif.



