Rebondissement sur la crise anglophone à Bangourain : Aïcha Agnigni, entre la vie et la mort
La fervente militante du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) dans la sous-section de l’arrondissement de Bangourain serait dans le collimateur des sécessionnistes. Trentaine sonnée, la jeune dame ne peut plus retourner dans son village natal. Selon certaines sources, la cause est son appartenance au parti au pouvoir que dirige le président actuel Paul Biya.
Selon certaines sources, Aïcha Agnigni serait recherchée par la bande armée qui sème la terreur dans la région du Nord-ouest du pays. La jeune dame est ciblée par les ambazoniens. Ces derniers l’en veulent pour son soutien mordicus du parti au pouvoir. Le parti auquel elle milite depuis quelques années comme le dit le chef de quartier Adamou Kemcheguam. Bien qu’étant hors de la région de l’Ouest, elle ne peut plus jouir de sa liberté. Par ricochet, elle et ses deux enfants se cachent depuis plusieurs mois. La native de Bangourain mène une vie d’enfer après la perte de sa fille cadette. Ces hors-la-loi promettent de tout faire pour afin traquer leur proie. Ils ont pour seul objectif en découdre avec la militante. Pour eux, tous ceux qui soutiennent le Président de la République du Cameroun doivent subir un châtiment à nul autre pareil.

L’on se souvient de la nuit du 23 décembre 2018, où les ambazoniens ont fait irruption dans la ville de Bangourain. D’après le bilan dressé à l’époque par le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, 86 maisons avaient été incendiées, une dizaine de voitures brûlées, des motos et des denrées alimentaires emportées. Parmi ces maisons réduites en cendre, se trouvaient le domicile familial de la militante situé au carrefour du quartier Mekefu et Choupa dans l’arrondissement de Bangourain. Hormis des dégâts matériels observés çà et là, Aîcha Agnigni a perdu sa fille cadette. Cette dernière âgée de neuf ans a rendu l’âme dans la flamme. Depuis ce fameux jour, le vécu de la militante du RDPC n’est plus un long fleuve tranquille.



