André Luther Meka rejette l’idée d’un Cameroun bloqué

André Luther Meka, cadre et porte-parole du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), a vivement réagi aux commentaires récurrents dans les médias qui dépeignent le Cameroun comme étant dans une situation de blocage. Ces analyses, souvent émises lors de débats télévisés dominicaux, associent généralement cette paralysie supposée à l’attente prolongée d’un remaniement gouvernemental, annoncé par le président Paul Biya après sa réélection en octobre dernier.
Une contestation fondée sur les faits institutionnels
Dans une prise de position ferme, le responsable politique a rejeté cette caractérisation, en s’appuyant sur le fonctionnement concret des services publics et de l’économie. Il a interrogé la pertinence du terme « bloqué », soulignant que les activités essentielles de l’État se poursuivaient normalement. Selon lui, le calendrier scolaire est respecté, les salaires des fonctionnaires sont versés, les établissements de santé assurent leurs missions et les administrations traitent les dossiers des usagers. Les échanges commerciaux et financiers, tant dans les marchés que dans le secteur privé formel, ne seraient pas interrompus.
La vision d’un pays « en construction »
André Luther Meka oppose à la notion de blocage celle d’un pays engagé dans un processus dynamique de construction et de développement. Il met en avant la liquidité du système bancaire et les investissements orientés vers la production locale, qu’il présente comme des signes de progression vers les objectifs d’émergence. Le représentant du parti au pouvoir a également cité les chantiers d’infrastructures en cours, notamment la construction de sièges pour la police, les exécutifs régionaux et divers ministères, comme preuve tangible d’une activité soutenue.
Il a conclu son argumentaire en questionnant la pertinence et le fondement de déclarations qu’il juge hâtives et subjectives, appelant à une analyse plus factuelle de la situation nationale. Ce débat intervient dans un contexte politique marqué par des attentes concernant la composition du prochain gouvernement, une étape clé du nouveau mandat présidentiel.



