Politique

Cameroun : 700 réfugiés nigérians quittent volontairement le camp de Minawao

Ce samedi 31 janvier 2026, les autorités de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun ont supervisé le départ d’un nouveau groupe de réfugiés nigérians vers leur pays d’origine. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme de rapatriement volontaire mené en coordination avec le gouvernement nigérian et des partenaires humanitaires internationaux.

Un processus de retour encadré

Le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, a présidé la cérémonie de départ organisée au camp de Minawao. Il a officiellement réceptionné les documents administratifs des 700 personnes concernées, réparties en 105 ménages. Des représentants des deux États et des agences humanitaires, dont le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), étaient présents pour marquer l’événement.

Les officiels ont salué la décision des réfugiés de retourner au Nigeria et ont exprimé leur souhait de voir leur réinsertion se dérouler dans les meilleures conditions. Le contingent a quitté le territoire camerounais sous escorte, quelques jours seulement après le retour de 297 autres personnes, le mardi 27 janvier.

Un programme de grande ampleur face à une pression humanitaire croissante

Ces départs s’inscrivent dans un plan global visant le rapatriement de 3 122 personnes. Cette initiative intervient dans un contexte où la situation du camp de Minawao, ouvert en 2013 pour accueillir les personnes fuyant les violences de Boko Haram, devient de plus en plus critique.

Initialement conçu comme une solution temporaire, le site, situé à une soixantaine de kilomètres de la frontière nigériane, héberge désormais une population qui a dépassé le seuil des 77 000 résidents. Cette surpopulation exerce une pression extrême sur les infrastructures et les services essentiels, compliquant considérablement la tâche des organisations sur place pour assurer l’accès à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation.

Le processus de rapatriement volontaire représente donc une réponse partielle à cette crise humanitaire prolongée, tout en témoignant de la coopération en cours entre Yaoundé, Abuja et la communauté internationale pour trouver des solutions durables à cette situation migratoire complexe.

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