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Cameroun – Affaire formateurs ex-PPTE CPF: le Minproff aurait refusé de revoir leur statut

A quelques jours de la journée internationale du travail, le Minproff est pris d’assaut. Les formateurs ex-PPTE de divers Centres de Promotion de la Femme (CPF) crient leur ras-le-bol en faveur de la gestion de leur statut professionnel. Le Syndicat National des Formateurs ex-PPTE de ce département ministériel (Synfex-Minproff) , a tenu à dévoiler, le 26 avril 2018 à Yaoundé,  aux yeux de tout ce système  mafieux orchestré contre eux. 

Ils ont perdu le sommeil depuis la fin du financement du projet de  » Mise en place d’un dispositif d’appui aux femmes pauvres dans les Centres de Promotion de la Femme  » par les ressources de Pays Pauvre Très Endettés
(PPTE).  » 2010, est l’année où le financement est fini et le cahier de charge du projet prévoyait le reversement du personnel dans la fonction publique. C’est là que notre calvaire a commencé  » explique Koumpo épse Belinga Laure Belle, Présidente du Synfex-Miproff, .  En effet, ce groupe de personnes cri au ralliement. Il exige qu’on Applique la législation du travail.  » Nous voulons que la contractualisation puisse être effectuée  » indique la présidente dudit Syndicat.
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Pourtant, faut il le rappeler, la lettre circulaire N°003 du 26 octobre 2010, relative à la prise en charge des formateurs recrutés sur fonds PPTE prenant effet au 1er janvier 2011 a été signée par le ministre actuel Marie Thérèse Abena Ondoua. Ladite circulaire stipule que  » les formateurs en service dans les Centres de Promotion de la Femme dont vous avez la charge, seront rémunérés sur le budget de l’État, et arrimés à cet effet à la grille salariale applicable aux personnels relevant du Code du Travail. Les services en charge de la gestion financière du ministère de la promotion de la femme et de la famille sont disposés à mettre en œuvre cette nouvelle disposition  » . Huit ans après, aucun signe de changement n’est perçu. A en croire la présidente du Synfex, la bataille pour la contractualisation est restée vaine. Jusqu’ici, les lignes n’ont pas bougé. Malgré plusieurs recours dans certains administrations rien n’a abouti. Selon certaines sources digne de foi, le nœud du problème serait leur ministère d’origine.
 À travers leur syndicat qui vient de voir le jour, les formateurs se posent la question de savoir comment travailler 14 ans au service de l’État sans statut professionnel, sans profil de carrière, sans protection sociale?  Semble-t-il, le gouvernement botte en touche l’application des lois et principes de travail. Conséquence,  le nombre des formateurs engagés pour la même cause décroît de jour en jour du fait de cas de décès et de démission. Aujourd’hui, ils sont 93. Tandis que le nombre de Centres de Promotion de la Femme s’accroit ( il est passé de 50 à 90), le nombre de formateurs diminue. Ils sont rendus aujourd’hui à un chiffre de 93 formateurs.  » Nous demandons la reconnaissance de notre statut parce qu’on est pas des temporaires  » s’indigne le porte parole Tabou à Biakak par ailleurs formateur en droit international social.

Abena Jonas

Journaliste et web journaliste, directeur des publications du journal Afrikinfo.net, Température  Contact : 697608331 ( Whatsapp ) Email : [email protected] // [email protected]

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