Cameroun- Couverture santé universelle: La phase 1 désormais sur les rails

Cameroun- Couverture santé universelle: La phase 1 désormais sur les rails
Le ministre de la santé publique, Malachie Manaouda a procédé, ce 12 avril 2023, à Mandjou par Bertoua, au lancement officiel de la phase 1 de la Couverture Santé Universelle au Cameroun.
Instruit depuis 2015 par le Chef de l’Etat Paul Biya, la première phase de la Couverture Santé Universelle(CSU) au Cameroun est effective. Avec lui, le renforcement de l’équité ; l’accroissement de l’accès aux services sociaux de base ; la protection des populations contre les risques financiers, notamment les personnes vulnérables et la réduction de la contrainte du paiement direct de l’acte médial reçu.
Six millions de personnes bénéficieront d’une prise en charge généralisée
En effet, ce ne sera plus une poignée de personnes qui bénéficieront d’une prise en charge gratuite ou à prix réduit. Désormais, toutes les populations vivant au Cameroun en possession d’une Carte de Santé Universelle valide auront droit gratuitement à des soins préventifs et des services essentiels de santé. Ceci dans toutes les formations sanitaires agrée par le projet sur toute l’étendue du territoire, « Le Cameroun a pris l’engagement d’améliorer l’accès aux soins et services de santé pour tous. Ceci passe par la réduction des paiements directs des ménages, la mutualisation des efforts et la mise en œuvre de la solidarité dans la prise en charges des soins préventifs et curatifs offert aux populations. Il s’agit d’une mesure en cohérence avec la stratégie de financement de la santé qui propose par ailleurs, un ensemble de dispositions pour assurer à tous les camerounais, un accès équitable à des soins de santé de qualité. », Explique le patron de la santé publique Malachie MANAOUDA.
En cours depuis plusieurs années avec des services comme le chèque santé appliqué dans les régions septentrionales en faveur des femmes enceintes et du nouveau-né jusqu’à 42 jours, la Prise en Charge (PEC) apaisée de la dialyse, du paludisme simple et grave chez les enfants de 0 à 5 ans, du VIH, de l’onchocercose, la tuberculose ou encore la vaccination, les interventions de santé communautaires etc. Ce panier de soins qui est expérimental devrait au fil du temps s’élargir tout autant que la population cible. Cela se fera tel que l’a renseigné Manaouda Malachie, en fonction de l’évolution de la mise en œuvre du projet et de la levée de certaines contraintes d’ordre juridique, financier et social.
Soulignons que la mise en œuvre de la phase 1 de la CSU appelle à une mobilisation multisectorielle et multi-acteurs. Il appartiendra donc à l’administration publique et ses partenaires de mettre en place les garanties d’accès aux soins de santé et les mécanismes technologiques et logiques de fonctionnement de ce projet.
Jonas ABENA



