Cameroun : session parlementaire cruciale pour le renouvellement des bureaux

Les deux chambres du Parlement camerounais se réuniront en session ordinaire à partir du 10 mars 2026. D’une durée de trente jours, cette session législative aura pour principal objectif le renouvellement des bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale, dont les mandats actuels arrivent à échéance.
Un calendrier parlementaire établi
La convocation de la chambre haute a été officialisée par un arrêté de son bureau daté du 5 février, fixant l’ouverture des travaux à 16 heures. Conformément à l’usage, la chambre basse, l’Assemblée nationale, débutera quant à elle sa session le même jour à 11 heures. Cette session marque le lancement de l’année législative 2026.
La question de la présidence des institutions
La perspective de ces élections internes place les actuels présidents des deux assemblées sous les projecteurs. Marcel Niat Njifenji, qui préside le bureau du Sénat depuis 2013, est attendu pour briguer un nouveau mandat. Bien qu’il se soit souvent fait représenter par son premier vice-président lors de récentes activités, il demeure en fonction.
À l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, à la tête de l’institution depuis 1992, est également pressenti pour se représenter. Son absence inexpliquée lors des cérémonies de vœux du nouvel an avait suscité des interrogations publiques sur son état de santé, sans qu’aucun élément officiel ne vienne étayer ces spéculations.
Contexte législatif et attentes
Cette session s’ouvre dans un contexte politique particulier, où l’opinion publique anticipe l’annonce prochaine de la convocation du corps électoral pour les élections législatives et municipales. Ces scrutins entraîneront le renouvellement intégral de l’Assemblée nationale.
La législature en cours, prorogée jusqu’au 30 mars 2026 par une loi de juillet 2024, a été marquée par le décès d’une vingtaine de députés, dont la doyenne d’âge, Laurentine Koa Mfegue. La prochaine session verra ainsi l’élection d’un nouveau doyen d’âge, qui présidera le bureau provisoire chargé de conduire l’élection du bureau définitif. Cette instance aura notamment pour missions le contrôle de l’action gouvernementale et l’examen des projets de loi.



